Météosuisse augmente le radiosondage

Depuis aujourd’hui, Météosuisse réalise 4 lancés par jour, en plus des habituels de 0h et 12h UTC, deux lancés supplémentaires sont effectués à 6h et 18h UTC. La raison est la conséquence de la forte diminution du trafic aérien qui permettait de rapporter de grande quantité de donnés, indispensable pour fiabiliser les prévisions.

Voir les explications en détail sur le blog de Météosuisse.

En Suisse pour l’instant et à ma connaissance, c’est tout à fait possible d’aller chasser une radiosonde légalement, à condition bien sûr de respecter les règles d’hygiène actuelles lié au COVID-19. Évitez de prendre des risques inutiles si la sonde atterri en zone urbaine. Il convient aussi de prêter attention de ne pas être trop téméraire pour éviter des accidents car ce n’est pas la période la plus favorable de demander des soins ! Dans le doute on reste chez soi !

En France la situation est nettement plus restrictive, par contre Il est aussi possible de chasser sans trophée en essayant de recevoir la sonde de chez soi le plus proche du sol en améliorant la station de réception. Avec 4 lancés par jour, c’est une aubaine…

Radiosondage et tempête Ciara

La tempête Ciara qui a traversé ces 2 derniers jours au centre de l’Europe a été remarquée par des vents puissants et dévastateurs par endroits. Heureusement aucun dégât à mes antennes, ni aux nombreux arbres autour du QRA. On notera des vents mesurés par Météosuisse de 144 KM/h à Chasseral à 1607m d’altitude (JN37MD) et un peu plus de 90 km/h à La Chaux-de-Fonds près de l’aéroport des Eplatures (LSGC) qui est la donnée la plua proche du QRA. Météosuisse fait chaque jour du radiosondage depuis Payerne et cette sonde a traversé le jet stream autour des 10000m d’altitude. On trouve sa trace sur aprs.fi, la vitesse de cette petite sonde RS41 fait froid dans le dos, 311 km/h à 11000 mètres d’altitude pour terminer sa course folle à peut près entre Venise et Trieste où elle c’est posée avec une vitesse au sol d’une dizaine de km/h et 5 en descente.

Ce n’est certainement pas un record mais c’est assez inhabituel. Autre exemple le même jour, la radiosonde de Météofrance lancée à Trappes au sud ouest de Paris c’est posée près de Fribourg en Brisgau.

Pour en savoir plus, voir la trace de la radiosonde de Payerne ici et ici.

Un ballon-sonde d’une école de la région de Stuttgart s’écrase au Locle !

On connais les nombreux projets pédagogiques des écoles et l’attrait de ces projets pour le spatial.
Hier, c’était le lancement d’un ballon dont la nacelle a été conçue par des étudiants du gymnase Robert-Mayer à Heilbronn au nord de Stuttgart en Allemagne. Celui-ci poussé par la forte bise est descendu plein sud pour traverser une partie de l’Alace, entrer en Suisse et terminer son vol dans un sapin dans un cartier de villas sur les Monts au Locle.

Hors personne ne pouvait imaginer que ce ballon allait faire une telle distance et surtout pas moi… J’ai eu connaissance de ce projet que cet après-midi quand Steffen, le professeur responsable du projet sonne à ma porte. Je ne le connaissais pas jusque là et c’est en regardant sur internet qu’il a pensé trouver quelqu’un qui connaît ce qu’il cherche. C’est alors qu’il m’explique la situation et m’indique l’endroit de la dernière trame reçue avec la position du ballon. Mais là il était à plus de 300m en dessus du sol et n’a ensuite plus donné aucun signe de vie. Ce n’est qu’en désespoir de cause qu’il me demande de l’aide pour retrouver la nacelle qui dispose de 2 caméras, des équipements de mesure et de radiolocalisation (GPS et APRS). Il a fait plus de 300 Km pour venir jusqu’ici. Il m’a dit que les étudiants ont beaucoup travaillé pour ce projet et ne pas retrouver la nacelle serait une énorme déception pour ces jeunes gymnasiens.

Nous étudions la carte et il me montre une estimation d’impact, alors nous nous y rendons mais les recherches sont restés vaines. Il y a tant d’endroits à chercher, il fait un froid de canards, et ceci sans aucun signe de vie du ballon. Après avoir scruté les alentours, il fallait se rendre à l’évidence. C’est alors que Steffen me dit vouloir encore regarder plus loin sur la route des Monts et s’il y a rien on abandonne. Finalement à deux doigts d’abandonner, bien loin de l’impact estimé qu’il voit le parachute rouge joncher le sol, mais la nacelle elle reste introuvable. Alors je cherche quelqu’un autour des villas, mais il y a personne. Je remarque alors que la ficelle qui tenait la nacelle avait cassé et je me suis dit que la nacelle ne pouvait pas être bien loin. Finalement c’est Steffen qui l’a appeçu le premier, elle était à moins de 20m de là, pendue dans un sapin à 4 mètres de haut. C’est avec une planche que l’on trouve proche d’une maison que nous avons pu la déloger.

Steffen était comme fou de la retrouver et exprime sa réelle satisfaction de pouvoir rapporter le ballon et la nacelle intacte à ses étudiants en Allemagne. Un bref passage chez moi pour se réchauffer, il ouvre la nacelle et constate que tout était encore fonctionnel, par contre l’antenne a cassé à sa base, c’est ainsi la raison pour laquelle elle est restée muette.

Alors que la météo nous a annoncé une vaque de froid en provenance de Russie, la nuit passée ce fut le vent de Heilbronn…

Dans le cadre de la formation des étudiants, il y a une étroite collaboration en Allemagne entre les écoles et les radioamateurs avec le DARC me dit Steffen. Le radioamateurisme est une excellente plateforme pour faire de la formation aux étudiants, notamment dans le domaine spatial. Ce projet de ballon en est au tout début m’a-t-il dit et cela va continuer avec un projet ARISS qui permettra d’établir une liaison avec ISS le 24 octobre de cette année. L’école veut aussi créer un radio-club dans ses murs.

Liens:
Robert-Mayer-Gymnasium Heilbronn
Page des projets radioamateurs

Une chasse aux radio-sondes sur la RTS

CaptureDarius Rochebin introduit le sujet comme un bijou de reportage sur la récupération des radio-sondes de Payerne. On voit F5ZV et HB9DBB rechercher la radio-sonde lâchée depuis le centre de radiosondage de Météosuisse à Payerne pour retomber près de Morat. La suite est dans le reportage de la RTS diffusé lundi soir au Téléjournal en cliquant sur l’image.
Les vents étant calmes ces derniers jours, la radio-sonde de Payerne retrouve la terre régulièrement proche de son départ, soit sur les cantons de Vaud, Fribourg, Berne, Jura et Neuchâtel, voir même en France voisine.

Beau succès pour Swiss Strato !
Les ballons stratosphériques ont attirés les médias ces derniers jours avec le vol ce dernier week-end de Swiss Strato avec lequel l’IAPC est partenaire. Pour ce vol, une expérience de comportement de cellules solaires pour le projet Solar Straros mené par Raphaël Domjan.
Le suivis du ballon et sa récupération a été fait à l’aide du système APRS (Amateur Position Radio System) qui démontre une fois de plus que les moyens radioamateurs permettent de servir pour les expériences scientifiques.
Le succès de cette expérience est décrite ici.
Dom./HB9HLI.

Ballon école, appel pour un projet en Suisse Romande

ballonMessage de  Monsieur Pierre Jeambrun, chef de file de physique,

Des élèves du Gymnase Provence à Lausanne travaillent sur deux projets prometteurs de ballon-sonde. Un sur une tentative de monter le plus haut possible dans la stratosphère (plus de 35 km d’altitude) et un autre sur la collecte de poussières extraterrestres. Je suis leur professeur de physique. Et nous souhaiterions assurer le suivi du ballon avec un système APRS pour mettre toutes les chances de notre côté afin de retrouver notre ballon. M. Beat Monnard, radioamateur de la team SwissStrato, m’a indiqué que certains radioamateurs pourraient être intéressés à participer à ces projets ponctuels. Nous sommes prêts à assurer les coûts que cela pourrait engendrer.
En espérant pouvoir trouver parmi vous, radioamateurs, des personnes intéressées à coopérer lors de ces lancers de ballons, je vous adresse mes meilleurs messages,

Contact:

Les deux radiosondes du dimanche

P1010534Un dimanche à priori pluvieux, on reste au chaud chez soi…  Et bien non ! C’est pas souvent que les radiosondes de Payerne viennent tutoyer nos montagnes. Mais là. c’est presque incroyable, il en vient pas loin de une par jour en ce moment. Tantôt au sud du lac de Neuchâtel, tantôt au nord…  Cette nuit j’ai laissé tourner la station de monitoring et ce matin vers 6h je constate qu’une RS c’est posée aux Pontins, entre Chasseral et St-Imer. Je connais bien cet endroit alors je me décide d’aller la chercher. Il pleut et il fait froid. Depuis le QRA je la perd à 1700 m. du sol. Une fois sur place, je constate un problème avec mon PC, par chance, j’arrive à résoudre le cas et peut enfin décoder la sonde pour avoir la position exacte. Ensuite c’est le GPS qui me fait des siennes, il fait froid et tout est mouillé, je pars dans la direction opposée… Puis finalement je la retrouve au pieds de la forêt. Bizarre, je ne retrouve aucune trace du ballon, pas une miette, même pas l’embout de gonflage… J’embarque le tout et me rend voir les amis de la SEMONE qui font le contest H26 avec l’indicatif du club HB9LC. Je fait une heure de trafic puis je rentre au QRA. Vers 13h, je regarde le site de prédiction et je constate que la RS de 13h pourrait se poser dans le Val-de-Ruz, c’est à 20 min en voiture, hop me voilà reparti. Une fois sur place la RS stagne sur le lac près de Boudry, je me dit que c’est mieux d’aller dans cette région, c’est à 15 min. Arrivé à Boudry, la RS était dans le Val-de-Ruz…  Je remonte et finalement cette RS ne voulait pas trop vite descendre, elle continue son vol jusqu’au Mont Cornu, tout près de la ville de La Chaux-de-Fonds. J’ai fait le tour du canton alors qu’elle s’est posée à moins de 10 Km du QRA ! Cette fois il ne pleut plus et mon GPS fonctionne correctement. Avec les coordonnées reçues de la RS, je la trouve rapidement (voir photo avec la ville de La Chaux-de-Fonds en arrière plan). Elle c’est posée dans un champs à environ 900m de la route la plus proche.
P1010535Le ballon en latex a littéralement exposé, il en reste un tout petit bout. (voir 2ème photo). Vu mon dégagement, je me dis qu’il est bien de signaler la récupération sur 145.550 MHz, j’ai bien fait car Jean-Claude F5HLQ est arrivé juste 15-20 minutes trop tard. On se croise et nous décidons de s’arrêter dans un parking pour se serrer la main. Sympa.
Dans les deux cas, j’ai pu récupérer les deux RS grâce au décodage de la sonde et la rechercher avec le GPS et l’application Android Off-line Maps.
Il se pourrait que la nuit prochaine la RS qui s’envole de Payerne à 1h locale se posera pas très loin du QRA…  mais demain je dois aller travailler et il ne sera pas possible de la récupérer avant le soir, pour autant que j’aie la position exacte car la batterie de la sonde ne tiendra pas si longtemps… A suivre :-)

RS de payerne, une journée qui commence bien

RS-2014-04-21_00zJe savais que la radiosonde de Payerne allait venir proche du QRA, donc j’ai laissé en route mon système de monitoring tourner pendant la nuit et il suffisait d’aller la chercher au levé du jour… Malgré la pluie, la recherche était assez facile avec le GPS sur mon téléphone et l’application OfflineMaps. (Position: 47°1.36′ N 6°42.37′ E). Elle était au sol dans une forêt de sapins. Le parachute était complètement enroulé dans le latex du ballon éclaté.
C’est la première RS que je peux récupérer aussi proche du QRA: 4.8 Km… A cette distance j’ai pu prendre les dernières coordonnes à 100m du sol, du coup mon GPS m’a mené directement à la bonne place, et l’IC92 sans antenne a été un bon complément.

Week-end « radiosondes »

 

 

Voici un petit récit d’un weekend radiosonde bourré d’imprévu…
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Voilà quelques jours que je reçois des alertes par mail indiquant qu’une radiosonde devrait se poser relativement près de chez moi. Hors souvent ça se passe dans la Broye qui semble proche à vol d’oiseau mais nécessite de contourner le lac de Neuchâtel et de Morat. J’évite donc d’y aller car cela fait vite pas mal de kilomètres. Parfois je fait exception, c’est le cas samedi avec une prévision d’atterrissage proche de Morat. Sans me douter que cela ne se passerait pas comme prévu, je pars avec mon matériel pour le décodage, gonio et GPS. Je m’arrête près de Ins pour faire le point et remarque que cette sonde descend très lentement ce qui veut dire qu’elle ne se posera pas du tout proche de l’endroit prévu ! Je constate qu’elle se déplace plus au sud vers Dudingen. Je reprend la route et refait un point à Gurmels. Là je commets une erreur de lecture à l’écran du PC me faisant croire qu’elle file sur Villars-sur-Glâne près de Fribourg car la position GPS était à ce moment-là erronée. Je me rend compte rapidement de l’erreur mais une fois sur l’autoroute, je dois continuer jusqu’à Fribourg. Une fois sorti je peux noter enfin une position GPS valide et je me laisse guider par Dame Tomtom pour arriver par les petites routes à… Gurmels… La sonde est au sol et je refais un décodage pour avoir la position exact, le GPS indique qu’elle est à 35m de la route dans un champ. Rien en visuel. Je fais des relevés en me déplaçant avec la voiture et demande à des habitants d’un cartier de villas s’ils ont vu quelque chose, on me dit que non. Alors je retourne à l’endroit que le GPS me donnait ces fameux 35 mètres et m’apprête à faire des relevés gonio à pieds dans le champs. A cet instant, une voiture s’arrête à côté de moi. Me voilà plus seul… Patrick, HB9HFJ habite non loin de là, une bonne occasion de venir chasser. Ensemble nous entrons dans le champs et Patrick la trouve alors que je suis passé à quelques mètres, bien cachée dans les hautes herbes. Je ne pensais pas faire autant de kilomètres et finir à deux, mais ce fut un moment bien sympa. Pourquoi cette sonde a mis autant de temps pour descendre ? Elle a mis une bonne demie heure de plus. En regardant l’état du ballon, Patrick et moi nous constatons qu’il manque une bonne partie du ballon en latex. Serait-ce alors plus léger que sa descente serait si lente ? Nous rentrons chacun chez nous.

Cette histoire pourrait se terminer là car les prévisions des prochaines sondes donnent sur la France et je ne veut pas refaire autant de déplacement. Pourtant je laisse tourner le décodage à la maison ce dimanche après-midi. Là aussi ça ne se passe pas comme prévu. Les vents sont très faibles et rapidement je réalise que ça va se passer tout près du QRA (pour une fois, c’est plutôt rare…). Mais voilà le pire qui arrive, la sonde se rapproche de La Chaux-de-Fonds et chacun sait qu’une sonde qui tombe en ville, c’est la cata. Elle peut finir sur un toit d’un immeuble, se faire écraser sur la route ou simplement être ramassée par des passants. Je la perd à 100m du sol et j’ai l’endroit exact, juste à côté du Grand Pont, pas besoin du GPS, C34_20130505-1315z_streetviewc’est un endroit connu. Je prend un minimum de matériel juste de quoi faire un relevé gonio et me rend sur place, 8 Km de route et arrive 15 min après que la sonde se soit posée. Je remarque qu’il n’y a plus de télémétrie, juste la porteuse. Quand j’arrive dans le cartier, le signal est fort. Elle doit être dans le coin. Je cherche avec la voiture, le récepteur sans l’antenne et prend le giratoire du Grand Pont, c’est vraiment fort. Alors je m’arrête à côté de la station service à proximité pour continuer à pieds et je vois à ce moment-là une dame avec le ballon en lambeau dans ses mains. C’est la gérante de la station service, elle avait aucune idée de ce qu’est ce truc venu du ciel ! Elle me dit qu’elle a cru que c’était un parasol qui serait tombé de l’immeuble à côté. Je lui explique ce que c’est et à quoi ça sert, je la remercie, prend la sonde, le ballon et je rentre. Voilà une chasse qui n’aura pas duré bien longtemps sans même se crotter les pieds. Mais là je ne croyais vraiment pas pouvoir récupérer la sonde si facilement…

Photos: A Gurmels dans le champ (HB9HFJ) et à la Chaux-de Fonds près du Grand Pont, voir la flèche rouge l’endroit où la sonde était à terre. (Google Street View).

Matériel utilisé: 1 PC netbook avec logiciel de décodage, 1 récepteur UHF Yaesu FT 7800 via le port packet 9600 bauds connecté au PC par la carte son, 1 Icom IC92D et 1 yagi UHF (pour la gonio).

Un ballon peut en cacher un autre…

Il en a fallu du temps pour que je puisse enfin récupérer une radiosonde C34, pourtant Payerne est à moins de 60 Km au sud de chez moi. Ce n’est pas souvent qu’elles viennent dans mon coin car cette direction des vents est assez rare. Souvent elles passent au dessus de ma tête et la frontière française où des chasseurs plus lestes que moi sont à l’affût…  (Salut Stéphane si tu me lis ;-) Autre problème, la semaine je vais travailler à Neuchâtel et j’utilise les transports publics. Ce qui réduit à néant la possibilité de chasser la semaine.

Hors dans la nuit de dimanche à lundi, les prévisions du site « alerteselectroniques.fr » donnaient un atterrissage au nord du lac de Neuchâtel. Je me suis dit alors que je n’arriverai pas à la chercher. Mais lundi matin avant de partir au travail, j’ai, je ne sais pas pourquoi, allumé le récepteur et sur 403.505, il y avait une porteuse pure. J’embarque le pocket TH-F7 avec moi je monte dans le car et à 500m de l’arrêt de bus, le signal était très fort ! Mais malheureusement, pas de données, seulement la porteuse. Que s’est-il passé ? A vrais dire, je n’en sait rien. Si j’avais mis la station de réception en route pendant la nuit, j’aurais eu quelques explications. Toujours est-il qu’en rentrant le soir, il n’y avait plus de signaux et donc impossible de la localiser. Est-elle toujours là ? Mystère… Cette semaine, le 1er Août est jour férié, puisque c’est la fête nationale. Toujours sur le site « alerteselectroniques.fr » la prévision d’atterrissage donne le bord sud du lac de Bienne. La pression atmosphérique est haute, pas de vent et ciel bleu carte postale. Idéal pour aller chasser. Je décide d’y aller, c’est à moins de 50 Km. Je met le FT7800 dans la voiture, relié depuis sa sortie DATA vers mon netbook. Avec Sondemonitor installé sous Ubuntu Linux et lancé dans Wine (sorte d’émulateur qui permet d’exécuter du code win32), je suis paré pour cette partie de chasse.

13h00 local, le ballon est lancé à Payerne. 13h15, je commence à l’entendre à la maison, il est déjà à 5000 mètres. 13h30 je pars et je me rend près de Ins pour faire le point, il est 14h05. le ballon est allé près de Berne pour venir contre moi. Je décide d’aller à vers Aarberg 15 Km plus à l’est, plus ou moins à l’endroit que la prévision donnait comme lieu d’atterrissage. Le ballon éclate à 30000 mètres puis continue nord-ouest et file à l’extrême bord du lac de Neuchâtel, puis vire d’un seul coup au nord-est. je me suis dit que ça sera foutu, il va tomber dans le lac de Bienne ! Finalement non… il longe le bord du lac pour suivre le tracé de la route cantonale Ins-Bienne. Je me poste le long de cette route et le ballon se pose à 2.5 Km de moi. Les dernières coordonnées reçues me donnent  le lieu exact, non loin de la route cantonale et d’un chemin de terre pour s’échouer sur un terrain de blé moissonné entre deux champs de maïs. Comme il n’était pas tout de suite visible, il a fallu un peu de marche avec le pocket pour le trouver. Etant plutôt habitué par la chasse des M10 dans le sud de la France, je suis surpris par la taille de la sonde. Il y a la partie météo dans un petit boîtier, déjà bien plus volumineux qu’une M10, puis attaché, un énorme boîtier, aussi en polystyrène, contenant une pompe qui récupère de l’air pour la mesure d’ozone. Le ballon était aussi énorme pour tout ce poids, qui a bien éclaté avec beaucoup de lambeaux et complètement emmêlé dans la longue ficelle.
Voilà, c’est plus un récit de chasse qu’un billet technique, peut-être comme plein d’autres, mais voilà, pour moi c’est une première et ça fait plaisir de partager sa joie. Cependant, une information intéressante concernant les sondes C34, elles sont alimentées par une petite pile de 9V et je voulais connaître l’autonomie de ce type de sonde. Une M10 tient allègrement une journée, mais la C34 transmet une porteuse continue sans réduction de puissance quand elle ne transmet pas de données. Ne sachant pas si la C34 redémarre après son arrêt, je l’ai laissé en émission (je sais qu’il ne faut pas le faire mais je n’avais pas trop le choix) j’ai pu constater que 11 heures après son lancement, la puissance diminue fortement mais continue à transmettre des données, puis plus rien peut de temps après. Voilà qui ne me donne pas l’explication pourquoi celle qui est tombée près de chez moi fonctionnait qu’en porteuse pure après 6h, cela restera donc un mystère…

J’ai tourné quelques images vidéo de la chasse, je vais les monter, bon ça sera une vidéo de chasse de plus, certes, mais ma fois, j’aime bien partager les bonnes nouvelles, il y en a suffisamment de mauvaises dans les journaux d’actualité. Et puis, plus on parle des radioamateurs sur le net, c’est toujours bon à pendre…

Photos: La RS récupérée et la réception dans la voiture.