Dans la PQR: Les radioamateurs en concours à Brenelle

BRENELLE (02). Source: lunion.presse.fr -Jusqu’à 2 500 km environ à la ronde, des contacts devraient être établis par les radioamateurs axonais en concours national.

Ils s’appellent F1JES, F8CRJ ou F5PZR, par exemple, et ils seront sur les hauteurs de Brenelle jusqu’à ce soir. Sous ces indicatifs, se cachent Patrice Antoine et ses amis du Réseau des émetteurs français (REF) section Aisne.

Ils ont choisi ce lieu « bien dégagé » pour prendre part au « concours d’été » national de la discipline. L’objectif étant sans doute, d’égaler voire d’améliorer leurs résultats du concours de juillet, car « on avait fait 8e » sur quelque 350, s’extasie un membre du club, pompier de son état.

En effet, ici, il y a un peu de toutes les professions : le président Jean Dandrimont était infirmier et le webmaster, Patrice Antoine, électronicien. Lui, affirme aussi un autre but : faire connaître et partager ce hobby. Si des jeunes décidaient d’adhérer au club, il serait ravi de les accueillir parmi la quarantaine d’Axonais. Ils peuvent exercer dès 14 ans, souligne-t-il, estimant les Français trop peu nombreux avec « 13 ou 14 000 membres alors qu’au Japon, ils sont un million et demi ».

Des Anglais, des Polonais…

La première tâche des membres du club local, à leur arrivée, samedi matin, a été d’installer tout le matériel : des « mats » d’environ 3 mètres sur des supports, le tout sur des cuves… car « plus on est haut, mieux c’est », spécifie Patrice Antoine. Ce week-end, il faut en effet contacter le plus grand nombre de « stations » et le plus loin possible. Et là, pas question de tergiverser. « Ça va vite, on donne le numéro du contact (ndlr : n° d’ordre dans la journée depuis ce lieu) et la position sur laquelle on se trouve. »

Tout sera comptabilisé car des tas d’autres pratiquants font la même chose partout en France et même à l’étranger : « Il doit y avoir des Anglais, des Polonais des Tchèques, des Russes… », énumère le passionné. Lui espère, vu le matériel disposé, établir des contacts à 2 000-2 500 km avec 144 MHz, 700 ou 800 km avec 1 200 MHz et 1 000 ou 1 500 km avec une antenne à 432 MHz. Car il en a emmagasiné des informations, ce féru de radioamateurisme ! « J’ai attrapé le virus à l’armée. »

Une licence à passer

Il faut dire qu’il était affecté à l’école d’application des transmissions et était déjà prédisposé de par son métier. « Il y avait un radio club et un lieutenant-colonel radioamateur. » Depuis ce temps-là, il a dû apprendre « toute la législation » et des données techniques car « il faut passer un examen » pour obtenir la licence puis, afin d’avoir un indicatif, subir une enquête des renseignements généraux ! Pensez, il ne faut pas parler à tort et à travers sur les ondes. Et n’allez pas dire à cet Axonais qu’il fait de la CB : « Eux sont limités à une fréquence, le 27 MHz, nous on en a plusieurs. »

Venez plutôt le voir, il est impatient de montrer comment tout ce monde-là procède. Ils sont présents tout le week-end et ont même dormi sur place !

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