Dans la PQR: Le radioamateurisme renaît à Isbergues

Source: l’Echo de la Lys – Au micro du local du club, rue Salengro, Rodrigues Delpierre est un radioamateur partageur de passion.

Les radioamateurs d’Isbergues étaient connus dans le monde entier par leur indicatif, « F6KSS ». Avec le soutien de la maison de jeunes, samedi, ces scientifiques en herbe l’ont ressuscité.

Les radioamateurs n’ont rien à voir avec les gens qui diffusent de la musique dans le poste. Non. Eux, ce sont des bricoleurs qui fabriquent ou optimisent des émetteurs-récepteurs. Que ce soit en morse, de vive voix ou en transmission numérique de données, ces passionnés crient victoire quand ils parviennent à établir un contact avec d’autres radioamateurs à travers le globe. D’ailleurs, en guise de preuves des communications qu’ils ont établies, des cartes QSL s’étalent fièrement sur une table du 162 de la rue Roger-Salengro, à Isbergues.
« Un contact au bout du monde, ça peut sembler dérisoire à l’époque de Facebook et des textos, sourit Rodrigues Delpierre. Sauf qu’un ado qui envoie un message en trois clics de souris n’a pas la démarche scientifique des membres d’un radioclub. »
Du haut de la tour Eiffel
Scienfitique ? Le responsable de la section évoque Marconi, Hertz et d’autres pionniers de la transmission radioélectrique du XIX e siècle : « Je comprends l’émotion qu’a dû ressentir Eugène Ducretet à l’instant où il a réussi la première liaison du haut de la tour Eiffel. » C’était avec le Panthéon, quatre kilomètres plus loin. Un exploit en 1898.
« Au club, on voit les lois de la physique en application. Même les moins scientifiques d’entre nous se mettent à comprendre « U = RI », la loi d’Ohm, la tension ou l’ampérage », s’enthousiasme Rodrigue Delpierre. Le radioamateur révise souvent sa météo et toujours sa géo : « Quand on trouve un signal d’Australie, même faible, c’est gratifiant. » À l’occasion, il dépasse l’atmosphère : « Ma plus grande émotion de radioamateur, c’était le jour où les lycéens d’Anatole-France ont établi un contact avec la Station spatiale internationale avec l’aide du radioclub d’Artois-Lys. Chris Hadfield nous a dit quelques mots en français. Il est Canadien. » Le club est ainsi un lieu d’expérimentations et d’échanges de savoirs. « Les membres y viennent avec une calculatrice scientifique, un bloc-notes. Nous, on met leur notre matériel à disposition, ou on leur explique comment bricoler leurs propres machines dans leur garage. »
S. L.

F6KSS, radioclub du pays de la Lys-Romane. 162 rue Roger-Salengro, 62330 Isbergues. Courriel : . Adhésion : 11 euros/an + licence.

46 C’est, en euros, ce que coûte par an une licence de radioamateur. Elle s’obtient au terme d’un examen qui autorise l’utilisation de fréquences radios.

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